Choisi pour représenter à la 53e Biennale de Venise, l’artiste peintre Philippe Pastor a ouvert aujourd’hui son atelier rue de la Turbie pour une visite de la presse.
Le sol jonché de seaux de peintures, les murs couverts des tableaux commandés par la galerie d’art Art Galery, avec Léo Ferré en fond musical, Philippe nous a reçus en toute convivialité dans son univers coloré. Son leitmotiv : « ne pas chercher à être reconnu, simplement exprimer ce qu’il a en lui et faire passer un message ».
En effet, le triptyque conçu spécialement pour la Biennale exprime ses préoccupations premières : l’environnement, la pollution, la fonte des glaces, les perturbations atmosphériques engendrées par l’homme et la destruction de la nature. « Le Ciel regarde la Terre », est une vision du délabrement quasi programmé de la nature, au travers de trois thématiques : la nature, la pollution et le Pôle Nord. Réalisées sur de grands panneaux de bois montés sur des structures en fer et créées à partir de matériaux naturels, les œuvres seront exposées en plein air et évolueront au contact du soleil, de la pluie et du vent.
Son prochain projet consistera lui en un travail sur les attentats.
Philippe Pastor, né en 1961 et monégasque, est un personnage qui sort des sentiers battus. Artiste autodidacte, il s’est imposé en l’espace d’une dizaine d’années sur la scène internationale grâce à des expositions en France, en Italie et aux Etats-Unis. Il a participé en 2007 à la 52e Biennale de Venise, invité à la Fondation Riva.
On retiendra de lui sa modestie. Philippe Pastor n’aura en effet pas manqué de souligner : « ce n’est pas le fruit de mon travail mais celui de toute une équipe ».
© Charly Gallo - Centre de presse de Monaco
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