03-08-2009-
1 -La Cour d'Honneur du Palais Princier est-elle un cadre propice à la musique ?
C’est un lieu magnifique, propice à l’inspiration musicale. Le cadre est enchanteur, l’architecture est un exemple d’équilibre parfait, élégant, pas chargé et de taille idéale pour des concerts avec une bonne acoustique, ce qui est rare pour du plein air. La seule différence avec une salle de concert : un ciel étoilé en guise de plafond. Le fait de diriger un concert en plein air, l’été, et de partager la musique dans la Cour d’Honneur du Palais Princier vous donne le sentiment de vivre une soirée unique. Une magie inévitablement liée au lieu opère à travers l'échange avec le public.
2 -Quelles réflexions vous inspire la liste des solistes et des chefs d'orchestre qui se sont produits pendant ces 50 années au Palais Princier ?
La liste est impressionnante en effet, et prouve à quel point ces concerts d’été au Palais Princier ont eu dès la première édition en 1959, une réputation d’excellence et de prestige auprès du monde musical et des artistes du monde entier. Outre des noms comme Rafaël Kubelik, Carlo Maria Giulini, Zubin Mehta, Arthur Rubinstein, Leonid Kogan, Zino Francescatti ou Mstislav Rostropovitch (je ne peux malheureusement pas les citer tous), mon professeur Leonard Bernstein fait partie des premiers chefs à être venus diriger des concerts ici. Je me sens extrêmement honoré de marcher dans leurs pas et d’ajouter mon nom à cette liste.
3- Sur quels critères avez-vous établi la programmation des concerts de ce jubilé et comment envisagez-vous la programmation de la prochaine saison ?
Ce jubilé donnera l’occasion d’entendre des œuvres maîtresses du répertoire au cours de 6 concerts - 4 en juillet et 2 en août - et je pense que le public aura bien du mal à choisir un concert plutôt qu’un autre ! On pourra entendre les 5e et 9 e symphonies de Beethoven, la 3 e symphonie de Brahms, mais aussi Mozart, Strauss, Tchaïkovsky, Prokofiev, ou Wagner par exemple, ainsi que de grands concertos exécutés par des solistes de renommée internationale, Rachmaninov, Liszt, Dvorak, Mendelssohn. Le 2 août, clin d’œil à Léonard Bernstein dont je vous parlais précédemment, mais le Bernstein compositeur, trop méconnu à mon avis, avec un extrait de « On the Town ».
L’idée est de proposer des concerts de très haute qualité autour de programmes festifs et variés, afin que chacun puisse vivre un moment unique et riche en émotion. Nous présentons les meilleurs musiciens dans des répertoires à la fois attractifs et originaux. Ces deux critères resteront à jamais notre règle en matière de programmation.
© Marco Borgreve |