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Conseil Economique et Social, le 7 février 2006

Discours du Ministre d’Etat

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

En mon nom et en celui du Gouvernement, je tiens à vous remercier très vivement, Monsieur le Président, pour votre accueil chaleureux et pour les aimables paroles que vous venez de prononcer.

Sachez que j’y suis très sensible.

J’y suis très sensible car l’Ordonnance de 1945 portant création du Conseil Economique et Social lui confère un rôle consultatif important, dans la parfaite continuité des équilibres harmonieux établis par notre Constitution.

En votre qualité de membres de cette institution, vous êtes en effet chargés de donner un avis sur les problèmes sociaux, financiers, touristiques, hôteliers, commerciaux, industriels, fonciers et d’urbanisme qui intéressent, d’une manière générale, la vie économique de la Principauté.

Votre champ de compétence est donc vaste et votre rôle, bien que consultatif, est extrêmement instructif car il apporte un éclairage complet sur des sujets majeurs.

Aussi, en effectuant aujourd’hui ma première visite au sein de votre assemblée, l’occasion m’est donnée de vous témoigner toute la reconnaissance du Gouvernement pour le précieux concours que vous lui apportez dans ces domaines fondamentaux pour le présent et l’avenir du Pays.

De même, il est important de rappeler que votre Conseil est composé de femmes et d’hommes bénévoles, au parcours professionnel solide qui, par leur expérience et dans le cadre d’activités quotidiennes, sont confrontés aux réalités du terrain. Je pense qu’il convient d’accorder à cette expérience une attention toute particulière.

Les avis que vous formulez à l’occasion de vos séances de travail sont d’autant plus nécessaires qu’ils s’inscrivent parfaitement dans la démarche volontariste et déterminée du Gouvernement Princier visant à renforcer le dynamisme de l’économie monégasque et à susciter le climat d’affaires de qualité que nous lui connaissons.

Quant à l’accélération de la création ambitieuse de nouvelles surfaces industrielles et de bureaux sur les délaissés de la SNCF, elle ne manquera pas de renforcer l’attractivité de la place monégasque.

Dans ce même esprit, vous le savez, nous avons également engagé une politique d’allègement des charges sociales pour favoriser l’accès à l’emploi dans le secteur privé et, en particulier, pour les candidats Monégasques. Je pense que cela était indispensable pour assurer le plein emploi, mais aussi pour offrir aux jeunes une plus grande diversité d’emplois en fonction de leurs aspirations et de leurs formations.

Mesdames et Messieurs, je tiens à vous affirmer que les rapports qui nous unissent s’inscrivent dans une logique de collaboration qui se veut étroite, constructive et les remarques que vous formulez à la lecture des projets de loi que nous vous soumettons ainsi que les vœux que vous votez permettent d’enrichir et de compléter parfaitement nos réflexions.

Pour illustrer mon propos et dans cette recherche d’une large concertation, je sais que Monsieur Denis RAVERA, Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et la Santé, est venu dans cette enceinte, dans le cadre d’un groupe de travail, évoquer un projet de loi important puisqu’il a trait au contrat de travail.

A l’issue de ces échanges, un consensus a pu être dégagé au sein de cette assemblée.

Sachez que vos observations, matérialisées par le vote à l’unanimité d’une résolution qui témoigne de votre plein intérêt sur cette question, inspireront largement le Gouvernement, dans la rédaction définitive du projet de loi que je viens de citer.

Pour rester sur ce même plan et s’agissant de la politique du travail, il m’apparaît souhaitable que les partenaires sociaux soient associés à la construction du droit du travail et à l’élaboration de la règle de droit. C’est là tout le sens du dialogue qui a été initié entre la Fédération Patronale Monégasque et l’Union des Syndicats de Monaco et qui se développera tout au long des prochains mois.

Animé d’un même esprit de collaboration je sais que d’autres Conseillers de Gouvernement ont déjà répondu favorablement à vos invitations et qu’ils se tiennent bien volontiers à votre disposition pour répondre, dans le cadre de travaux menés par vos Sections, aux interrogations que vous auriez à formuler sur des sujets particuliers. Je ne doute pas que les échanges fructueux qui en résulteront bénéficieront à l’ensemble de la Principauté.

Voilà tout le sens du dialogue ouvert qu’entend mener le Gouvernement Princier avec le Conseil Economique et Social car, et je le répète, il s’agit d’un point qui revêt pour nous une importance toute particulière puisque nous tirons un intérêt réel de vos avis.

Enfin, en cette dernière période de votre mandat qui s’achèvera en novembre prochain, je tenais, Monsieur le Président, à saluer le travail, l’énergie et la compétence que vous n’avez eu de cesse de témoigner dans le cadre de vos fonctions. Vous avez su insuffler un élan nouveau au Conseil, empreint de votre dynamisme et de votre compétence.

Ces efforts ont largement porté leurs fruits et de cela je tenais aussi, au nom de l’ensemble du Gouvernement, à vous en remercier et à vous en féliciter.

J’arrêterai là mon propos liminaire, préférant être maintenant à l’écoute de vos observations et éventuellement répondre à vos questions.
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Discours de S.E. M. le Ministre d'Etat - Archives
-60e Assemblée Générale des Nations Unies, le 17 septembre 2005
-Conseil national, le 27 juin 2005
-Conseil national, le 24 octobre 2005
-Intronisation de S.A.S. le Prince Albert II
-Cérémonie des voeux prséentés à la presse, le 6 janvier 2006
-Conseil Economique et Social, le 7 février 2006
-Conférence du Conseil de l’Europe, les 4 et 5 avril 2006
-Cérémonie des voeux présentés à la presse, le 8 janvier 2007
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